Tou·te·s les recruteur·se·s se sont pas pétri·e·s de bonnes intentions hélas. Entre les tests de stress et des personnes pas nécessairement bien intentionnées, les tentatives de déstabilisation sont une des composantes des processus de recrutement avec de grands enjeux.

Après un petit rappel légal important, nous allons voir ensemble quelles sont les raisons de leur apparition dans les entretiens d’embauche, et ensuite surtout comment y répondre. C’est parti!

Rappel légal sur les questions en entretien d’embauche

Non, personne n’a le droit de vous crier dessus – même si ce n’est pas de cela dont nous allons parler de suite – (source: Entourage)

Commençons effectivement par un rappel important: toute question en relation avec votre vie personnelle, le sexe, la situation familiale, l’appartenance à un syndicat, l’état de santé, la couleur, les origines ou encore la religion du ou de la candidat·e est interdite légalement.

Je préfère débuter avec cette précision car si l’on vous a posé l’une de ces questions, le ou la recruteur·se n’a pas mené une tentative de déstabilisation. Il ou elle n’a simplement pas respecté la loi. Donc si l’on vous pose une question appartenant à l’un de ces domaines, il y a une réponse toute simple. Non, vous ne répondrez pas à cette question car elle n’a pas à faire partie d’un entretien d’embauche.

Dites-le avec le sourire afin d’insuffler un peu de souplesse dans la démarche si vous sentez que ce n’était pas volontaire de la part de l’autre personne… Ne le dites pas avec hargne si c’est le contraire pour autant, hein! Voir image ci-plus haut!

Maintenant que nous avons vu ce qui N’EST PAS une tentative de déstabilisation, voyons plutôt ce qui l’est effectivement!

Les tentatives de déstabilisation et les raisons de leur apparition en entretien 

Ok, là c’est compliqué de garder son sang-froid (source: Creed)

Au-delà de ces questions illégales, peuvent survenir lors de vos entretiens d’embauche des questions comment dire… agaçantes. Je dis questions, mais en fait, remarques piquantes, ton offensif ou encore comportements délétères – oui j’aime jouer avec les mots – peuvent survenir et feront tous partie d’un tout qui peut vous faire perdre votre assurance.

Initialement j’avais envie de vous présenter les raisons de l’apparition de ces tentatives dans les processus de recrutement. Après réflexion, je pense que ce n’est pas nécessaire et qu’il vaut mieux se concentrer sur leur impact et surtout les causes de cet impact.


Parce que les conséquences peuvent tout autant être destructrices pour vous qu’elles sont quasiment nulles pour l’interlocuteur·rice à l’origine de ces piques.

Si je vous disais qu’il est finalement très facile de les retourner à votre avantage?

En vrai il suffit d’avoir le bon mindset, grâce à l’analyse transactionnelle et le mental en place: vous êtes ici tout aussi important·e que la personne en face.

Vous cherchez un nouveau travail, il ou elle cherche une solution à sa problématique de recrutement. Je détaille davantage dans cet article, mais surtout, il est important que vous vous positionniez au même niveau que votre interlocuteur.

De mon expérience, c’est parce que vous vous sentez “inférieur·e” (je veux dire dans le contexte de l’entretien) qu’une tentative de déstabilisation peut vous heurter.

Dès que vous êtes sûr·e de votre valeur, vous pouvez considérer que votre interlocuteur·rice n’a juste aucun droit de tenter de vous déstabiliser.

En ce sens, à vous de traiter ça avec plus de hauteur. Vous n’êtes pas responsable de son comportement, mais vous êtes responsable du votre. Donc faites-vous une fleur: ne vous abaissez pas au niveau de ces tentatives!

Maintenant que vous avez le bon état d’esprit, comment réagir lorsque cela vous arrive en entretien d’embauche?

La bonne réponse aux tentatives de déstabilisation

Spoiler: emmener une poêle n’est pas la bonne réponse (source: Orange is the new black)

Je distingue deux réponses différentes aux tentatives de déstabilisation en entretien.

Voyons tout d’abord le cas où vous n’en subissez qu’une – disons donc qu’il s’agit de la première -. Comme dirait Orelsan, le meilleur moyen de désamorcer une embrouille c’est de poser des questions. N’allez pas l’utiliser en citation en entretien quand même hein!

Donc si votre interlocuteur·rice vous pose une question offensive, ou fait une remarque piquante, posez la question suivante:

Qu’est-ce qui vous fait dire ça?

Vous allez voir que la déstabilisation va se retourner contre la personne, car il va lui falloir justifier son attaque gratuite.

En revanche, si votre interlocuteur·rice répète ses attaques, la question la plus efficace est la suivante:

J’ai cru saisir plusieurs offensives de votre part. Est-ce que vous pouvez m’expliquer pourquoi cet entretien ne se base pas uniquement sur des échanges constructifs?

Le fait de mettre l’interlocuteur·rice fasse à son comportement va lui faire comprendre ses débordements. De plus, il va lui falloir se justifier. Ce qui devrait remettre l’échange sur des bases saines.

C’est gagnant-gagnant pour vous puisque cela va recadrer le rendez-vous ou vous fixer sur les intentions réelles de ces tentatives.

J’espère que vous pourrez utiliser ces techniques et qu’elles vous donneront l’avantage! Vous voulez en discuter dans les commentaires, n’hésitez pas !